mercredi 15 juillet 2015

Media Studies / La Télé-Réalité (paragraphes extrait d'un lexique personnel)

Au sens restreint, le format de divertissement dramatique auto-intitulé « télé-réalité » désigne originellement certains reportages (postes de police, hôpitaux), des huit-clos de “jeunes” (e.g. « Big Brother ») ou des concours aventuriers (e.g. « Survivor ») diffusés à partir de la fin des années 80.
Cependant, au sens large - c'est-à-dire depuis la fin du XXième siècle - les succès en termes d'audimat ont permis au genre de se démultiplier.

L'objectif commun consiste à diffuser des images sélectionnées du quotidien d'individus (célèbres ou inconnus) dans un environnement partagé.
On peut ainsi distinguer trois grandes catégories de format :
La « compétition », le « sauvetage » et le « reportage ».

La « compétition » peut porter sur des thèmes variés tels que la gastronomie, le talent artistique (chant, danse, humour...), la capacité physique/mentale, la quête sentimentale ou même le déguisement et la diversion entre candidats.
Le « sauvetage » porte sur un individu ou un groupe d'individus en détresse à cause d'un manque d'entretien du foyer, d'un désir de changement (vente, décoration...), d’habiletés sociales manquantes (e.g. ingérence d’enfants turbulents) ou de difficultés financières (secours matériel par la production).
Le « reportage » porte sur un ou des individus, généralement inconnus et anonymes, au sein de leur environnement quotidien. L'intérêt peut concerner une profession originale, un défaut envahissant ou une passion marginale.
Cette catégorie a pu faire l'objet de mises en scènes (« scripted reality » dans le vrai sens anglophone) parfois mensongères.


Parmi les éléments (=manières) partagés par les trois catégories de « télé-réalité » on peut citer le « bilan solitaire » (bref monologue seul face à la caméra), les transitions narratives (commentaires fréquents d’une voix-off pour ménager et provoquer un suspense), les « flash clash » (effets d'éblouissement rapides pour insister sur une dispute ou un retournement de situation) et, éventuellement, la diffusion de séquences intimes (par pure indiscrétion et parfois à peine autorisée par les individus filmés). 

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